Jean Mélon

Jean Mélon est né le 8 mars 1942 à Grace-Berleur, faubourg minier de la ville de Liège. Il a terminé ses études de médecine en 1966 pour travailler ensuite pendant deux ans en Algérie.

De retour en Belgique il choisit de se spécialiser dans le service de Psychologie Médicale de Maurice Dongier (1926-2016). En 1972, il entreprend une psychanalyse didactique. Depuis 1976 il pratique quotidiennement la psychanalyse et la psychothérapie .

Il découvre le test de Szondi le jour même où il débute sa spécialisation. Sceptique au départ, il remarque très vite que les données du test reflètent assez fidèlement le vécu mouvant du patient. Dans le même temps qu’il se familiarise au Szondi de manière empirique, il s’initie au Rorschach qu’il pratique de conserve avec le Szondi. Quoique très différents, les deux tests s’avèrent complémentaires. Jean Mélon consacre sa thèse de Doctorat en Psychologie (1976) à la confrontation entre le Szondi et le Rorschach sous l’éclairage freudien.

Si le Rorschach est un bon outil de diagnostic de la personnalité, le Szondi offre l’occasion unique, à la différence de tous les autres tests, d’entamer d’emblée un dialogue psychothérapeutique fécond avec le patient en sautant par-dessus la question du diagnostic. Du fait que la passation du test peut être répétée à l’envi, une forme de cure parapsychanalytique s’instaure facilement, le sujet devenant souvent, de test en test, l’interprète de son propre cheminement psychique.

Autodidacte au départ, Jean Mélon s’est lié d’amitié ave Léopold Szondi (1893-1986), qu’il a fréquenté depuis 1972 jusqu’à son décès, et avec Jacques Schotte (1926-2007) qu’il a rejoint en 1975 et n’a jamais quitté par la suite, collaborant étroitement avec lui.

Pleinement engagé dans le mouvement szondien dès 1969, Jean Mélon s’est consacré sans relâche à consigner son expérience et ses réflexions  dans un grand nombre de livres et d’articles scientifiques, sur des sujets multiples mais toujours envisagés sous l’angle de la pratique et de la théorie szondiennes.